Le jour où je suis devenue ma meilleure amie

Devenir sa meilleure amie, c’est un concept plutôt bizarre mais le jour où j’ai décidé que ce concept deviendrait un des piliers de ma vie, j’ai compris que c’était l’une des plus belles choses qui puissent arriver dans une vie. Je vous explique pourquoi je l’ai compris et comment je l’ai mis en œuvre.

Une blessure déterminante : le rejet

Le rejet est une des blessures émotionnelles les plus profondes, c’est une blessure qui se construit dans l’enfance dans l’inconscient ou une blessure qui peut être transmise involontairement par la génération précédente. Evidement (je suis encore en train de m’auto-analyser pour dénouer les causes) j’ai couplé cette blessure à celle de la peur de l’abandon.

J’ai passé une grande partie de mon enfance et de mon adolescence à me sous-estimer, j’étais à la recherche de l’attention, à la recherche de la perfection. Ma quête principale était d’être aimé et qu’on éprouve de la reconnaissance pour moi. J’ai vécu dans une ambivalence déstabilisante car je me rejetais moi-même au quotidien sans m’en rendre compte. On connaît tous la suite quand ce sentiment est ancré au fond de nous, on finit par traduire chaque évènement de la vie par le rejet, même si ce n’est pas le cas. Alors c’est tout bonnement que j’ai saboté, ou subi, des relations aveuglées par ma blessure de rejet. Accroché avec l’idée silencieuse de ne pas mériter d’être aimer ou d’exister.
Ce qu’il y a d’horrible avec cette blessure c’est que l’on crée un masque derrière lequel on se cache, on s’invente des mondes et des univers pour s’y évader dès que possible. On essaie de se déconnecter de la réalité car la souffrance que véhicule cette blessure est trop lourde à porter alors on veut fuir.

C’est dans mes relations amicales que j’ai projeté le plus ma blessure du rejet. Relation avec les personnes du même sexe que moi, hasard ou miroir ? Dieu merci j’ai appris à analyser ces situations avec du recul.
Depuis mon enfance je me suis créé des cercles (ou triangle amical) qui terminait généralement en conflit. J’avais une obsession dans chaque relation que j’entamais, être aimé, être accepté, être reconnu. Ce qui me poussait à chercher des relations fusionnelles, qui dit fusion dit souffrance. Évidemment ce ne sont pas des bases saines dans une relation. Alors dès que je me sentais rejeté dans la relation je partais en vrille, même si ce n’était pas le but de la personne en face, mais je faisais reflétais ma douleur, car j’éprouvais de grandes difficultés à imaginer que l’on puisse m’aimer. Ce qui d’une manière ou d’une autre mettra fin à la relation et là en général la descente aux enfers commence, blessure à vif, estime de soi à zéro et la recherche de reconnaissance encore plus grande alors le cercle vicieux recommence afin d’aller chercher de quoi remplir cette blessure. L’angoisse et la panique faisaient partie de mon quotidien.

J’ai enchainé les meilleures amies pensant qu’une d’entre elles un jour m’offrirait la reconnaissance et la permission d’exister. Ce n’était pas leur rôle. À un moment quand on voit que les relations que l’on entretient ne fonctionne pas, sont pleines de conflits ou se répète il faut savoir prendre du recul et se remettre en question.

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Jusqu’au jour où : STOP !

J’ai identifié en 2017 que je vivais avec cette blessure grâce à mes lectures notamment dans l’ouvrage « les 5 blessures » de la célèbre Louise Bourdeau, le déclic a commencé à ce moment-là et progressivement j’ai appris à guérir cette blessure pour avoir une relation plus saine envers moi-même avant tout, puis envers les autres.

Devenir ma propre meilleure amie

J’ai arrêté de chercher désespérément la reconnaissance auprès des autres. Moi qui, auparavant, dans mes relations amicales étais prête à tout afin de faire plaisir à l’autre, moi qui voulais être en fusion avec l’autre, moi qui cherchais désespérément la relation parfaite au point de m’oublier et d’oublier mes besoins, j’ai plutôt décidé d’accepter et de reconnaitre ma souffrance en sourdine.

J’ai appris à booster mon estime de soi. J’ai commencé à vivre dans la gratitude et j’ai appris à prendre soin de moi avec amour. J’ai appris aussi que la blessure de rejet cache surtout un immense manque d’amour envers nous-mêmes et on cherche à être reconnu et accepter car on ne s’accepte pas nous-même. Alors après avoir pris conscience de tout cela, j’ai lâcher prise, j’ai pris le temps qu’il fallait pour me nourrir au lieu de nourrir en vain des relations qui ne me guériront pas.
À ce moment précis, quand j’ai accepté de m’aimer et de m’accepter, j’ai commencé à vivre plus sainement mes relations amicales. Cette fois-ci j’ai mis fin volontairement à celles qui ne m’apportait plus rien de bon et qui véhiculait une énergie similaire à ma peur de l’abandon. J’ai arrêté les relations qui ne se faisait pas dans le respect et la bienveillance. En général on s’entoure des gens qui souffrent des même blessures que nous, j’espère sincèrement qu’eux aussi réussiront à guérir leurs propres blessures.

Puisque j’avais enfin compris un concept « phare » qui est la bienveillance envers soi-même, la vraie, celle que l’on ne déguise pas en quête de reconnaissance et d’acceptation.
J’ai eu un deuxième déclic avec la lecture du livre « C’est décidé je m’épouse » de Nathalie Lefèvre. Et quel déclic… j’ai découvert pendant ma lecture que l’on peut s’autoriser à vivre pleinement une relation avec soi-même, mieux encore, au-delà de s’y autorise c’est la base pour pouvoir vivre sainement toute les relations que l’on entreprend. J’ai appris à travers la douce écriture de Nathalie qu’il est de mon devoir de me traiter exactement comme j’aimerais qu’on me traite. Envie d’aller au restaurant ou de faire un diner aux chandelles ? Pas besoin d’attendre que cela vienne des autres, pour nourrir son estime de soi il faut se permettre d’être sa propre compagne, sa meilleure amie. J’ai surtout appris que tout peut se passer dans l’amour et la simplicité face à notre propre image. Il suffit de le décider pleinement.

J’ai guéri la blessure, j’ai trouvé les outils pour aller de l’avant alors maintenant je profite de moi-même. Oui, oui !
Je me donne ce que je mérite et je me traite comme j’ai envie d’être traité. Je ne vais plus chercher à l’extérieur de moi ce que je peux avoir en moi.
Amour, tendresse, bienveillance, compassion, soutien, écoute, encouragement, gratitude … je me permets de les vivre et je me les offre.
Aujourd’hui je sais avec certitude que ma place est auprès de moi. Le reste c’est du bonus, de l’amour en plus.

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Voilà, voilà

Amicalement vôtre,

Kath

 


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