Récit d’accouchement

Après avoir vécu 39 semaines d’une aventure inoubliable, la nuit du 26 jusqu’au matin du 27 octobre 2019 était la plus belle nuit de toute ma vie. J’ai rencontré le plus grand amour de ma vie. J’ai enfin compris le vrai but de mon existence, j’ai gouté au bonheur à l’état pur. Ma fille Perle est née cette nuit-là et une nouvelle moi est aussi née en même temps qu’elle.

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Le début du travail

Le 19 octobre lors d’un monito pendant mon rendez-vous hebdomadaire avec ma sage-femme je découvre que j’ai de petites contractions. C’était simplement des petites contractions rien qui ne déclenche le travail mais je ne connaissais pas cette douleur, je la découvrais avec curiosité et un peu d’inquiétude parce que mon chéri n’étant toujours pas rentré je ne voulais pas que l’accouchement se fasse aussi vite, à ce moment je me souviens que je voulais arriver à mon terme.

Bonne nouvelle le 22 octobre j’ai eu une échographie de contrôle, mon bébé va bien, entendre battre son petit cœur au creux de mon ventre me rassure, mon col est fermé et long. Là l’espoir que bébé arrive après l’arrivée de son père était revenu et les inquiétudes effacer d’un claquement de doigts. Malgré le fait que mes « petites » contractions restent présentes je ne m’y attarde pas et je fais confiance en notre destin, je me dis que les choses sont déjà écrites donc je ne dois pas m’inquiéter.

Jeudi 18h on passe à une autre version de l’histoire, je suis prise par une fatigue intense, mon corps tout entier tremble et se contracte d’une douleur différente comparée aux contractions précédentes. LA douleur que je redoutais depuis 9 mois se manifeste, des contractions assez puissantes mais qui m’attaquent aussi au niveau des intestins, de mon sacrum plus précisément, exactement comme mes douleurs d’endométriose, comme une inflammation insoutenable en plus de la contraction dans le ventre. J’essaie de souffler et de me reposer en me calmant, mais les contractions cette fois ne passent pas. Je prends du Spasfon, du doliprane, une douche chaude, je fais des respirations, rien à faire, toutes les 14 ou 12 minutes les contractions refont surface. Mais je ne voulais pas accoucher, pas à une semaine du retour du papa, je voulais tenir, alors mon corps « m’a écoutez » j’ai fait une nuit blanche avec mes contractions.

Vendredi matin les choses n’allaient pas mieux, heureusement visite hebdomadaire de ma sage-femme, je lui demande de vérifier mon col pour être sûre que le travail n’est pas encore lancé. La nouvelle tombe et comme je le craignais mon col s’est ramollie et s’est ouvert à 1 … Je me souviens qu’à ce moment-là je ne voulais toujours pas accoucher. Je n’étais pas prête, mon fiancé n’était pas là, alors j’avais l’espoir qu’avec du repos tout rentre dans l’ordre. Mon espoir s’est bien vite envolé car j’ai eu des contractions toute la journée de Vendredi encore, puis toute la nuit aussi. Gérer la douleur devenait de plus en plus dure, les contractions étaient intenses. Heureusement que j’ai bien suivi mes cours de préparation, je ne voulais pas aller à l’hôpital si tôt je savais que mon col n’était pas assez dilaté alors j’ai fait des exercices de respirations, j’ai fait de la méditation, j’ai fait du ballon et des douches chaudes. Mais la fatigue s’emparait de plus en plus de mois après plus de 48 heures sans dormir et je ne m’alimentais plus depuis vendredi midi.

Le samedi matin j’ai accepté que j’allais accoucher, j’avais senti très tôt dans la matinée que quelque chose avait encore bougée en moi. Alors je suis allé chez ma sage-femme (oui je suis têtu je ne voulais pas de l’hôpital de suite), le col était effacé et ouvert à 2. Les contractions se rapprochaient et mélangé avec la fatigue j’arrivais de moins en moins à gérer. Elle m’a proposé un décollement des membranes pour accélérer les choses mais prise de panique je n’ai pas voulu, je ne voulais pas non plus aller à la maternité avec un col à 2, alors je suis rentrée chez moi et j’ai vécu une journée de douleur. Je me suis préparé, j’ai lavé mes cheveux, j’ai pris soin de moi du mieux que possible, je vomissais aussi alors mon énergie s’amoindrissait d’heure en heure, mais chaque heure me paraissait être une petite victoire. Jusqu’au soir 19h, je n’avais plus la force de canaliser mes douleurs, je sentais que quelque chose avait encore bougé en moi donc ENFIN j’ai demandé à mon papa de m’emmener à l’hôpital.

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L’arrivée à la maternité

Lorsque j’ai posé les pieds à la maternité le sentiment qui m’a envahi est indescriptible. J’étais soulagée et heureuse, je savais que c’était le moment et que c’était la fête, j’allais rencontrer ma fille dans les heures qui allaient suivre.

J’ai eu raison d’attendre encore une journée avant de venir car mon col était à peine à 3 à 21h! Evidement mon projet de naissance initial, c’est à dire un accouchement le plus naturel possible, ne tenait plus du tout la route. Je souffrais tellement et l’épuisement m’avait tellement envahi que j’ai tout de suite demandé la péridural, j’ai eu raison car 30 minutes après je vomissais encore et la gestion des contractions étaient presque impossibles.

La pose de la péri c’est super bien déroulé, 10 minutes après je n’avais plus aucune douleur, j’ai même pu faire une sieste, j’ai pu récupérer des forces et aussi beaucoup de sérénité. Malgré le fait que le travail n’avançait presque pas. Il a fallu me décoller les membranes, me percer la poche des eaux mais rien n’y faisait mon col était à 4 vers 2 h du matin. Je n’avais pas mal et je n’étais pas inquiète mais le cœur de bébé ralentissait de plus en plus, l’équipe médicale a commencé à songer à la césarienne afin d’aider bébé. Finalement après une injection d’ocytocine le travail s’est considérablement accéléré et peu de temps avant qu’on aille au bloc pour la césarienne mon col était presque à dilatation complète et je sentais qu’il fallait pousser.

Ni une ni deux nous avons lancé la poussée, en 20 minutes à peine ma fille était là sur moi. Le moment de la délivrance est impressionnant entre l’adrénaline qui monte et redescend d’un coup, le bonheur et la satisfaction, c’est inqualifiable comme émotion. J’ai été envahi d’un sentiment tellement puissant comme si mon cœur ne battait à présent que pour cette petite fille toute gluante et en sang posé contre moi.

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Comme mon chéri n’était pas là j’ai vécu ce moment avec ma maman. Dieu merci elle a été d’une aide tellement précieuse, elle a su respecter mon caractère (qui n’est pas toujours simple) elle a su me cadrer sans être trop présente, elle a su me donner de la force sans m’étouffer. J’ai eu vraiment beaucoup de chance. Bien sûr c’était dur et frustrant de ne pas vivre tout cela avec le père de ma fille, mais c’était un risque qu’on connaissait et qu’on à gérer au mieux parce qu’il était avec nous même à distance.

Le séjour à la maternité était tout aussi paisible que mon accouchement. Ma fille est un amour donc je n’ai pas eu de complication avec elle. En revanche l’allaitement est assez lourd à vivre pour moi, on me dit que c’est le début et d’attendre alors c’est ce que je fais pour voir si je continue et comment continuer. J’ai aussi fait un baby blues qui m’a chaviré tant physiquement que moralement… Mais ce sont d’autres sujet et je vous en parlerais peut-être plus tard =D

Voilà, voilà,
Amicalement vôtre
Kath


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